Domaines scientifiques

La SFR est organisée en deux domaines scientifiques auxquels contribuent les 5 axes thématiques :
Déficiences handicap adaptation, et Santé bien-être Prévention.

 

Déficiences handicaps Adaptations


Dans la perspective d’une approche globale, ce domaine a pour vocation de réunir des travaux visant à éclairer les différents aspects des problématiques de handicap et d’adaptation qui en découlent.

Autour d’une définition du handicap telle que conçue dans la séquence de WOOD comme enchaînement de déficiences- incapacités- désavantages, ce sont les aspects lésionnels, fonctionnels et situationnels qui font l’objet des travaux de recherche pluridisciplinaires.

La loi n°2005-102 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées a, dans son article 114, défini la notion de handicap :

« Constitue un handicap, au sens de la présente loi, toute limitation d'activité ou restriction de participation à la vie en société subie dans son environnement par une personne en raison d'une altération substantielle, durable ou définitive d'une ou plusieurs fonctions physiques, sensorielles, mentales, cognitives ou psychiques, d'un polyhandicap ou d'un trouble de santé invalidant. »

Les publics concernés par une maladie chronique, les porteurs de déficiences natives ou encore les victimes de traumatismes entraînant des lésions et des atteintes fonctionnelles (victimes d’accidents par exemple) de même que les publics âgés en situation de dépendance sont concernés par les recherches développées ici.

Si les travaux des chercheurs en médecine ou en neurosciences ou encore en psychologie cognitive s’attachent à saisir les processus en vigueur dans la formation des déficiences, qu’il s’agisse de lésions traumatiques ou résultants de pathologies, les travaux des psychologues cliniques et sociaux, des sociologues, des économistes et des politiques cherchent à en analyser les répercussions individuelles, collectives et sociétales. Il peut s’agir par exemple de comprendre les mécanismes neuro-cognitifs en cause dans certaines maladies chroniques mais aussi d’aborder les problématiques d’interactions familiales, d’insertion sociale et professionnelle. Au-delà, ce sont également les enjeux plus larges en terme d’intégration, de cohésion sociale et pour les systèmes de protection sociale qui sont mis à l’épreuve.

Ce domaine recouvre aussi des travaux qui portent sur les supports d’adaptation pour une vie ordinaire, tels que les technologies de la santé et de l’autonomie ou encore l’organisation des offres de services, de soins et d’accompagnement ou plus largement sur les politiques d’intégration telles que l’accessibilité, l’accès aux offres culturelles ou sociales. Ce sont ainsi les questions d’évaluation des politiques publiques et des analyses économiques qui peuvent être abordées.

Enfin, ce domaine peut aussi abriter des travaux portant sur les représentations sociales de la maladie, du handicap, de la dépendance et de la vieillesse et sur leurs impacts sociétaux.

Autour de ce domaine de recherche, les enjeux éthiques et juridiques sont manifestes et ils constituent également un point de mobilisation des recherches de la SFR.

Santé Bien-être Prévention


La SFR Santé société a construit son projet scientifique autour d’une définition extensive de la santé, telle que portée par l’OMS.

« La santé est un état de complet bien-être physique, mental et social, et ne consiste pas seulement en une absence de maladie ou d'infirmité. »

En conséquence, au-delà des problématiques de déficiences, de handicaps et d’adaptation, la SFR entend porter une attention particulière aux questions de santé, de bien-être et de prévention.

Les travaux de Amartya Sen ont popularisé l’idée d’un indice de bien être susceptible d’être intégré dans l’analyse de la richesse d’une Nation. Le Bouthan est le premier pays au monde à avoir adopté un indice de mesure du bien-être comme révélateur de la richesse intérieure brute.

Plus près de nous, de nombreux travaux de recherche initiés outre-Atlantique mettent régulièrement en lumière les effets du bien-être sur la santé (en termes d’absence de maladie) à long terme. De même les questions de bien être sont également mobilisées en tant qu’élément de conception de politiques publiques.

Par ailleurs, dans un contexte d’allongement de l’espérance de vie, mais également d’augmentation des situations de souffrance psychique, de nouveaux espaces de recherche s’ouvrent autour des comportements de santé, des nouvelles thérapies de support, à forte dimension éducative, et des conséquences des programmes de prévention.

Il s’agit ainsi, à travers ce domaine de recherche d’analyser les facteurs contributifs d’une santé positive tout au long de la vie, de saisir les déterminants des comportements de santé, d’évaluer les thérapies et les programmes de prévention proposés. Dans une perspective plus sociétale, il s’agira également d’analyser les corrélations entre santé positive et cohésion sociale, entre participation sociale et santé positive, et de travailler sur des indicateurs d’évaluation des politiques publiques menées à l’échelon national ou territorial.