Vieillissement longévité autonomie

L’axe VLA Vieillissement longévité autonomie de la SFR santé-société, réunit des chercheurs, issus de différents laboratoires  et des représentants d’associations ou d’institutions socio-économiques, concernés dans leurs travaux ou engagements par les problématiques sociétales du vieillissement, de la longévité et de l’autonomie.


Les membres de cet axe se proposent d’apporter une contribution scientifique à la compréhension du vieillissement, dans la double perspective du vieillissement normal et pathologique. Les travaux s’attachent à saisir le vieillissement, non seulement dans sa dimension d’expérience individuelle mais également en tant que processus social. Ainsi ce sont tout autant les formes actuelles du vieillir, les pratiques sociales des retraités et personnes âgées, que les offres de services, les systèmes et les dispositifs d’accompagnement, d’aide et de soins, la mise en forme des politiques publiques et les enjeux de leur régulation tant sociale qu’économique, qui font l’objet de ces travaux.

L'axe développe également une expertise d'évaluation
a)de certains dispositifs d'aide et d'accompagnement (humains ou technologiques)
b) des politiques ou dispositifs gérontologiques.

Les membres de l'axe VLA, soucieux d'un retour de leurs activités de recherche vers la société civile, tiennent de nombreuses conférences à destination de publics professionnels ou grand public.

Il travaille également en lien avec le Groupement de Recherche Longévité et Vieillissements qui recense les recherches et anime un réseau pluridisicplinaire de chercheurs sur le vieillissement

L'axe Vieillissement Longévité Autonomie organise le master Vieillissement Sociétés Technologies, placé sous la responsabilité de Catherine Gucher, sociologue, MCF HDR.

Recherches récentes ou en cours au sein de l’axe VLA

Démences et inégalités, non recours au diagnostic et aux soins
Financé par la Fondation Plan Alzheimer  (http://www.fondation-alzheimer.org/)
L’objectif du projet consiste à étudier de façon prospective et rétrospective des parcours de soins de personnes supposées atteintes de la maladie d’Alzheimer (parce qu’elles en présentent des signes) et de personnes diagnostiquées pour tenter de saisir les éléments psycho-sociaux, socio-économiques et culturels, à l’origine des situations de non-recours ou de recours tardif au diagnostic. Concrètement, le projet consiste en un suivi sur deux ans d’une première cohorte de 40 personnes pour lesquelles une préconisation de diagnostic Alzheimer a été posée, au cours d’un bilan de santé effectué au Centre de Prévention des Alpes (Centre de prévention des caisses AGIRC et ARRCO) afin de saisir  la façon dont leur parcours de santé se déroule dans un enchevêtrement avec leur parcours de vie et de la reconstitution rétrospective sur deux ans des parcours de soins d’un autre cohorte de 40 personnes arrivées au CMRR pour diagnostic.

Fragilité des territoires et des populations
Porté par Catherine Gucher, PACTE
La question centrale que nous souhaitons explorer est celle de la fragilité liée des populations et des territoires. Dit autrement, nous souhaitons questionner l’influence positive ou négative des caractéristiques territoriales sur le vieillissement et la vieillesse.
En tout premier lieu, nous chercherons à déterminer l’influence des caractéristiques territoriales sur le parcours de vie des individus. Au-delà des aspects strictement objectifs, il s’agira de saisir la manière dont le « lien au territoire », son expression tant physique que symbolique contribue à soutenir ou non les phénomènes liés au vieillissement.
D’autre part, nous chercherons à saisir comment la fragilité de certains groupes de population impacte les dynamiques territoriales, la manière au fond dont cette fragilité sociale contribuent éventuellement à la fragilité des territoires. Nous privilégierons une approche par la question de la territorialisation des parcours de vie, ainsi que des usages, des pratiques et des représentations qui lient l’individu vieillissant au territoire. Nous tenterons de figurer les rapports aux autres en identifiant les espaces de sociabilité, les réseaux de solidarité, les réflexes ou les stratégies de repli ou d’entre soi. L’accès aux équipements  (de culture, de santé, etc.) est aussi un critère pertinent pour juger d’un potentiel enclavement socio-spatial. Enfin, nous qualifierons les ressorts du plaisir d’habiter (ou du déplaisir) qui lient les aspirations individuelles et le territoire habité.

Projets interne SFR Santé et Société 2012
Porté par Iwan Barth, AGIM
Retour d’Expériences Socio-Organisationnelles sur des DISpositifs pour la Santé ou l’Autonomie  (RESO-DIS-SA )

Rapports de recherche

Rapport de recherche : Démences et inégalités, non recours au diagnostic et aux soins (2015)
Les technologies de l’autonomie et de la santé : Entre progrès et régressions (2014)